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here you are Major Star lighting echoes on the path may you be friendly sign to ease the loss and heal the fear may you split the double side flashing in the tears of smile graving out time of Strength melting Lovers into Fool //////////voix haut perchée////////////// get lost and found around the Wheel ////////////////////////////////////////////// breathe senses off the World browse the deck or give a heck noble act to chuck off the yoke of Death holy smokes lonely talks keep me out from the doubt that sparkles in the flood that keeps calling the Chimer inside us /////pour les deux voix qui s'entremêlent ///// get lost and found around the Wheel maybe’s the rule of the game maybe’s the rule of the game settled and trapped in memories maybe’s the rule of the game maybe’s the rule of the game get lost and found around the Wheel maybe’s the rule of the game maybe’s the rule of the game blasted and stripped of my wishes maybe’s the rule of the game maybe’s the rule of the game maybe’s the rule of the game ///////////////Ad lib///////////////////
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Au creux des sauts de page Des lignes et des images, Se révèlent les présages Se rêvent l’ailleurs et ses mirages Dans l’écorce du chêne S’épanche un vœu de liège Que singe la fortune Quand cingle l’infortune Sur les sentes calcaires S’irisent desseins et fuites Des sens quand fleure nette L’essence d’une carrière muette Quand file le dé à coudre Mémoire se met à sourdre Et trame les traces éparses Au gré des temps et des espaces Sur une lame frayée Se lit l’âme effrayée Quand tourne la meule de grès Comm’ tourne le vent mauvais Quand sonne l’heure du sorbet S’avive l’enfant égaré Qui profane, court dans l’escalier Qui prophète, voltige en son quartier Sous les plis de l’aurore Un doux murmure chante Encore pour que se meuvent En corps les veuves promesses
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Elle 06:42
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Il y a des bribes de temps qui tourbillonnent / À la croisée des rêves / À la croisée des chemins / Là où les routes / S’enchassent / Avec les doutes / Y suis-je ? / On cherche midi / À minuit / La lune / Au soleil / On implore des astres / À souhaits / Un nord / À soi / Qu’est-ce que c’est que ça ? / Un vieux phare / À paupières / Lourdes / Et ça fait comme des stries d’hier / Qui s’ouvrent / Sur la mer / L’amour amer / Interdit de retour arrière / Tenu pour pris Oh prié pour lui / Évaporé qu’il est dans un songe / D’exil / Brûlant exil / Confondant incendiaire Soufflant le feu par tous les pores / Contre vents et marées / D’une eau douce / / Horizon fantôme

about

CONSTANTINE

Une histoire d’exils

Serge a vu le jour un lundi. C’était le 18 avril 1960, à Constantine, en Algérie. L’Algérie, c’était le paradis sur terre, pour cette famille installée ici depuis 4 générations. Comment étaient-ils arrivés là ? Le hasard de migrations de familles, corses, alsaciennes, italiennes, en exil. Qu’on catapulte, qu’on trimballe ici ou là, de guerres en catastrophes climatiques, bien des choses qui viennent de sphères plus inaccessibles, qu’on ne contrôle pas. Alors on leur donne un petit caillou de terre, sur ces hauteurs arides du relief Est-Algérien. Ce n’est rien, c’est la misère, mais pas celle d’une violence qui vous écrase à terre, plutôt celle qui peut devenir paisible. On vit de pas grand chose (le père est rémouleur dans le souk), mais le climat est doux, et la famille unie. On se soutient.

Puis vient 1962. La décolonisation est salvatrice pour le peuple Algérien. Il faut tout quitter. Brutalement. Tout laisser, le soleil, la maison, le petit magasin de couteaux de 9m2, les amis. Atterrissage en France. Ils sont un million de pieds noirs. Dans les pré-fabriqués à l’aéroport du Bourget ou au port de Marseille. « C’est votre pays maintenant ici ». Mais ils ne connaissent rien à ce pays. On a choisi pour eux. Et c’est comme si leur pays, celui dans lequel ils étaient heureux, avait soudainement disparu. Ni vraiment français, ni vraiment arabes, étrangers partout. Alors un deuil commence. On tente de s’intégrer, on parle moins fort, on fait profil bas, on cache son accent, on cache sa honte de ne plus avoir de socle, plus avoir de fondations. Et commence le long chemin d’une famille, de milliers de familles, en quête de racines, d’identité. Une famille qui vivra dans la nostalgie, d’une terre fantasmée, sublimée, perdue à jamais.

Cette histoire, c’est celle de notre papa, qui avait deux ans quand la famille quitta le berceau de Constantine. Petit dernier d’une famille de quatre enfants, il n’emportera que très peu de souvenirs concrets de ce déracinement. Mais une sensation trouble, vaporeuse, une force mystique le poussera à partir en quête de son histoire, le mènera à aborder la musique en autodidacte, à s’intéresser aux répertoires de tradition orale, aux musiques traditionnelles, orientales, folkloriques. Cette même quête qui le poussera à composer pour le théâtre plus de 600 pièces, à la recherche d’une musique qui délivre un message, de sa partition intérieure. Cette même quête qui le poussera à militer socialement, en créant une école de musique associative ouverte à tous, sans distinction d’âges, d’horizons sociaux, d’identités culturelles et artistiques. Les souvenirs s’entrechoquent dans ma tête. Nous étions trimballés partout où l’art pointait son nez, de répétitions de chorales, aux loges de théâtres, costumes flamboyants, grandes gueules, rires, ivresse, longues nuits de musique et de partage.

C’est à travers cette histoire, qui est aussi notre histoire personnelle, que nous avons décidé avec mon frère Valentin, d’associer nos vingt doigts, nos deux cœurs, et nos quatre oreilles, à la redécouverte de la bande son de notre enfance. En se réappropriant cette musique qui a accompagné notre évolution d’humains et d’artistes. Nous avons sélectionné une dizaine de thèmes, tirés pour la plupart de musiques de théâtre composées par notre père pour la compagnie Gilles Pajon, et nous avons décidé de les traiter sous le prisme de cette thématique de l'exil, du déracinement, de la colonisation et la décolonisation, sujets qui n’ont jamais été à proprement nommés dans la famille mais dont nous avons toujours senti les fantômes errer. Pour Valentin et moi, après une petite dizaine d’années dans la constellation des musiques vivantes et créatives, nourris par l’urgence de créer, comme un besoin vital de se forger une identité, de revendiquer une posture artistique, c’est aussi l’occasion de se poser un moment, de se retourner, et de prendre le temps de regarder simplement : Voici notre histoire. Voici d’où l’on vient. Voici d’où vient cette colère. Cette nécessité de se dépasser, de bâtir des ponts entre les musiques, entre les disciplines, entre les humains. Sûrement les ponts de Constantine.

À travers les thèmes de l’exil, nous avons souhaité nous entourer de nos compagnons les plus proches en premier lieu. La Tribu du Tricollectif, dont chacun des membres entretient un rapport particulier avec notre famille, la plupart des musiciens ayant fait leurs premiers pas d’improvisateurs dans l’école de notre père. Quentin Biardeau, le troisième homme derrière cette création, nous a tout d'abord aidé à repenser les directions musicales et les arrangements pour être au plus près de nos désirs actuels. Puis Robin Mercier a réécrit des textes de chansons en abordant ces différents sujets, à la fois très personnels et universels, qui parlent de peuples éloignés de leurs terres, de leurs repères, des peuples qui ne maitrisent pas leur destin, qui subissent. La roue de la fortune. Les cartes sont battues et rebattues de plus haut. On y parle de vies oubliées, de la pensée qui transforme la réalité au fur et à mesure des années. On y parle de mémoire, de souvenirs impalpables et vaporeux, que l’on cherche à ressaisir en vain. Puis nous avons aussi convoqué des grands-frères et sœurs, des maîtres, des musiciens/nes croisés sur le chemin depuis quelques années, Fantazio qui choisit d’aborder Frantz Fanon et la violence coloniale, Abdullah Miniawy, chanteur égyptien qui a quitté son pays pour poursuivre son rêve de créateur, Emile Parisien, Leïla Martial, Airelle Besson, Thomas de Pourquery, Yom & Michel Portal qui ont tous influencé à leur manière notre parcours, qui nous ont inspiré par leur force et leur singularité, et qui proposent ici et à nos côtés, leur regard, leur interprétation de cette histoire collective. Au final, c’est un projet qui s’est monté très instinctivement et naturellement, sans que nous le voyions arriver, et une formidable aventure humaine que nous écrivons au fur et à mesure que nous la vivons.

Théo Ceccaldi, février 2020

credits

released December 11, 2020

MUSIQUE ORIGINALE
Serge Ceccaldi

DIRECTION ARTISTIQUE, ARRANGEMENTS
Valentin & Théo Ceccaldi

PRODUCTION, ARRANGEMENTS
Quentin Biardeau (1, 2, 4, 6, 8, 9, 11)
Roberto Negro (7)

TEXTES
Robin Mercier (2, 6, 11)
Fantazio (4)
Abdullah Miniawy (5)

INVITES
Leïla Martial voix (1, 6)
Thomas de Pourquery sax alto, voix (2)
Yom clarinette (3)
Fantazio voix (4)
Abdullah Miniawy voix (5)
Emile Parisien sax soprano (7)
Airelle Besson trompette (8)
Michel Portal bandonéon, clarinette basse (10)
Robin Mercier voix (11)

MUSICIENS
Valentin Ceccaldi violoncelle, basse électrique
Théo Ceccaldi violon, alto
Quentin Biardeau sax tenor, claviers, choeurs
Gabriel Lemaire sax alto, clarinette, sax baryton
Guillaume Aknine guitares
Roberto Negro piano, claviers
Adrien Chennebault batterie, percussions
Florian Satche batterie, percussions

ENREGISTREMENT
Mathieu Pion & Pierre-Emmanuel Mériaud au studio Nyima (Orléans)
Julien Reyboz au studio Ohm Sweet Ohm (Paris)
Quentin Biardeau au studio Michto (Orléans)
Roberto Negro au studio Barbusse (Pantin)
Théo Ceccaldi au studio Canal (Pantin)

MIXAGE & MASTERING
Mathieu Pion & Pierre-Emmanuel Mériaud au studio Csolfa (Orléans)

ILLUSTRATION
Jean Mallard

GRAPHISME
Jean-Pascal Retel

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